Ce que la main fait à la tête
Les 26 et 27 avril, nous fabriquons des tuiles avec les enfants des écoles primaires de Salzuit et Chavaniac-Lafayette
Aujourd'hui, c'est à Salzuit ! les enfant de la classe élémentaire me reçoivent avec leur institutrice Blandine Daniel.
Dans une autre vie elle a été ingénieure agronome. Elle a notamment travaillé en Haute Marne avant de venir s'installer ici. C'est à sa manière une institutrice en migration puisqu'elle est mobile dans ses déplacement et travaille dans deux écoles différentes . Au cours des discussions, j'apprends que pour conserver les écoles élémentaires sur le territoire les enfants sont répartis par niveau entre différentes communes. A Salzuit, il y a une maternelle et un cours élémentaire. Je crois qu'il doit y avoir des CP CE1.
Avec Elleux, et à la demande des institutrices nous allons réaliser des tuiles pour fabriquer une série de nichoirs. Nous évoquons les oiseaux migrateurs qu'il connaissent et ceux que l'on connait dans le coin. Il est questions d'hirondelles que certains voient chaque année s'installer dans leur grange, de flamand rose qu'on a vu en vacance ou de guêpier d’Europe ou encore de martinets à ventre blanc.
Nos nichoirs, eux, font la place à des oiseaux cavernicoles, un peu plus sédentaires que certains autres. Tous ne se plaisent pas dans des objet que les humaines arrivent à fabriquer. L'institutrice à préparé des feuilles séchées et j'ai préparé des traces d'oiseaux que nous allons emprunter dans l'argile.
J'ai imaginé et fabriqué pour cela une presse à main. Cet objet en bois que l'on doit assembler à chaque utilisation a beaucoup de succès auprès des enfants. La construction de la presse et le résultat de l'action qu'elle permet d'accomplir ont un effet magique. Ielles ont l'impression je crois d'y trouver une forme de puissance. Leur enthousiasme fait en tout cas plaisir à voir.
Le lendemain Avec Gwenaelle, nous échangeons sur ce que la main fait à la tête. Avec ses élèves, l'institutrice de Chavaniac-Lafayette s'occupe d'une aire éducative terrestre. Ce petit bois a quelque centaines de mètres de la petite école permet aux enfants d'apprendre des êtres vivants qui le peuplent. Nous y cueillerons les feuilles et les écorces de petits chênes, d'églantine, de plantain ou de fougères,... Ce lieu où elle donne classe dehors lui permet aussi de mobiliser ce que l'on trouve pour d'autres apprentissages. Les enfants quant à eux aiment particulièrement cet endroit pour y faire des cabanes. Compter avec des graines, mesurer avec des branches,... Autant de manipulations concrètes qui selon l'institutrice, transforment les apprentissages.