Car c’est notre travail, de nous occuper des choses, pas vrai ? De nous occuper des choses, de nous occuper les uns des autres ? Qui le ferait, à notre place ? Les arbres ? Les rivières ? Les animaux ? Ils ne font que ce qu’ils sont. Mais nous, nous sommes ici, alors nous devons apprendre à être, à faire les choses, à les aider à aller dans le sens où elles ont besoin d’aller. Le reste du monde sait ce qu’il a à faire, connaît le Un et la Multitude, l’Arbre et les Feuilles. Tout ce que nous savons, c’est comment apprendre. Comment apprendre, comment parler, comment dire le monde.
A propos
La collective terres communes
Construit autour d’un questionnement sur «comment faire sol commun», la collective artistique réunit des compétences complémentaires, orientée vers des pratiques de co-création. Elle repose sur des individualités qui ont développé des habitudes de travail à l’occasion de différents projets.
C'est qui ?
Delphine Hyvrier est artiste et docteure en Arts Industriels (ESADSE/Université Jean Monet). Laita Cardin est Designeuse et sociologue. Nicolas Matos Itchaso est réalisateur et écrivain. Jean-Sébastien Poncet est designer Lucie Sahuquet est graphiste. Thomas Nicol est sound designer et compositeur.
Art / design de terrain - une méthodologie de l’enquête
Notre méthode de travail repose sur des enquêtes de terrain dont les modalités se construisent avec les acteur.ices du territoire. Imprégnées par les pratiques ethnographiques, nous nous intéressons aux anecdotes, aux récits de vie, à la précision parfois poétique des observations que les personnes que nous rencontrons font sur leurs conditions d'existence.
Ce que nous aimons faire.
Cartographier les acteur.ices et les usages qu’ils décrivent des territoires dans lesquels iels vivent. Dans ces recensions se créent des jeux de questions-réponses entre les propos. Leur mise en circulation permet de construire des récits collectif.
Engager la conception suivant des principes inspirés de l’éducation populaire. C’est à dire imaginer les projets à partir des pratiques collectives en place, des savoirs-faire du groupe et du territoire dans lequel nous opérons.
Construire des formes de savoir par la conversation en créant des occasions de rencontre entre le scientifique et le sensible, l’érudit et le profane.